Taux d’assurance de prêt : comment est-il calculé ?

Il est actuellement un élément capital à prendre en compte lors d’un prêt, notamment d’un prêt immobilier : la part de l’assurance dans le coût du remboursement. Elle peut en effet représenter plus d’un tiers du crédit. La tarification de l’assurance emprunteur dépend de plusieurs facteurs et est fixée selon différents modes de calcul. Quelques éléments à bien prendre en compte ici…

L’assurance n’est pas obligatoire mais toujours exigée

Certes, l’assurance n’est pas obligatoire dans le cadre de la Loi, elle est néanmoins systématiquement exigée par les organismes prêteurs en cas de prêt immobilier.
Mais depuis la loi Lagarde, elle peut être souscrite de manière individuelle et auprès de l’assurance de son choix. Il n’est plus obligatoire de la souscrire auprès de l’organisme prêteur.
Néanmoins lorsqu’un établissement bancaire est sollicité pour un prêt, il propose généralement une assurance de groupe, principalement à tarif unique et fixe durant toute la durée du prêt. Ses mensualités sont proportionnelles au capital initial emprunté. Il convient donc, pour en connaitre le coût, de multiplier le montant du capital initial par le taux d’assurance, puis par le nombre d’années d’emprunt.

Hausse des taux d’assurance en 2017

La première partie de l’année 2017, les professionnels le savent bien, aura été marqué par une légère baisse des taux de prêts immobiliers, même s’ils ont remonté depuis.Cela aura eu pour effet inverse de faire subir une hausse aux taux d’assurance des crédits notamment auprès des banques. D’autant que depuis 2008, les banques ont introduit des taux différents selon l’âge de l’assuré. A la Banque Postale par exemple, un client de 32 ans paiera un taux moyen 0,24% sur le capital initial pour un achat résidentiel, alors qu’au Crédit Agricole, un couple de 40 ans devra faire face à un taux de 0,60% pour un achat locatif. Pour une délégation d’assurance en revanche, un jeune de moins de 30 ans sera en moyenne assuré pour un taux inférieur à 0,10% sur le capital restant dû.

Deux types de calcul

Il est important de faire la différence entre le capital restant dû et le capital initial car la cotisation est variable sur le premier et fixe sur le second. Sur le capital restant dû, qui est d’ailleurs privilégié en délégation d’assurance, la cotisation sera donc dégressive. L’emprunteur paiera une cotisation élevée durant les premières années, mais elle baissera de manière significative par la suite, pour être quasi nulle sur la dernière mensualité.